• 2014 anniv O²EnregistrerEnregistrer
  • CFC 2017EnregistrerEnregistrer
  • CFC 2013EnregistrerEnregistrer
  • CFC 2011bEnregistrerEnregistrer
  • WOCEnregistrerEnregistrer
  • Podium TTG 2017EnregistrerEnregistrer
  • provence-2EnregistrerEnregistrer
  • 2014 cfcEnregistrerEnregistrer
  • CFC 2012
  • WOC 2011
  • Vice-Champion de France du Trophée T GUEORGIOU -2017
  • CFC 2014 - Montée en Nationale 1 !!!
Imprimer

CL n°2-sprint à Loon-Plage, CL n°3-VTT'O à Grande-Synthe, 25/01/2015

Écrit par Marie-Jeanne Gerbeaux. --> O² News

Une froide mais chaleureuse matinée en Flandre
Ce dimanche 25, les Flamands de CapOnord nous conviaient à deux sprints sur leurs terres. 23 Opaliens se sont rendus à Loon-Plage pour la course pédestre, et 13 ont enchaîné avec la VTT’O de Grande-Synthe.
Loon-Plage, ferme Galamé, 9H30, 2°5C, 190 coureurs s’échelonnent au départ de la course tracée dans la calme petite ville. Une course en terrain tout à fait plat - pas le moindre relief à l’horizon - Il faut dire que nous sommes ici en Flandre maritime, dans le plat pays chanté par Jacques Brel, « avec des cathédrales comme uniques montagnes », pays conquis sur la mer : Loon (de Loo, clairière en néerlandais) était autrefois un village-île qui, grâce à des travaux d’assèchement, a été rattaché définitivement à la plaine à la fin du 11ème siècle, petit village qui devint Loon- Plage en 1889 pour éviter toute confusion avec Laon.
La course est donc très rapide, mais il ne faut pas confondre vitesse et précipitation sous peine de ne pas voir les nombreuses étroites allées et de perdre le temps censé avoir été gagné.
Nous franchissons l’arrivée située, comme le départ, à deux pas de la Ferme Galamé (du nom de ses derniers propriétaires), une ferme flamande typique, construite en 1769, en briques jaunes, dernier témoin de la vie rurale à Loon-plage. Nous mangeons une tranche du gâteau ou un carré de chocolat proposé par nos hôtes et vidons nos puces. Nous nous empressons alors de partir pour Grande-Synthe, et particulièrement pour son « quartier des grenouilles », le Puythouck (du néerlandais Puyt=grenouille et houck=quartier).
Au départ de la VTT’O, Jean-Paul H. nous attend avec un petit sourire malicieux et nous prodigue quelques conseils.
Direction le plan d’eau, puis nous suivons l’allée entourant le lac. Facile ! Roulant, le chemin ! Un coup d’œil à gauche. De belles voiles blanches gonflées par le bon vent du nord. Ils sont fous ces voileux ! On n’a pas idée de naviguer par 3-4°C! Nous, au moins, on se réchauffe en pédalant… et on avance, c’est un vrai sprint !
Mais il nous faut vite déchanter ! Au sortir d’un bosquet, Patricia, dépitée, marche à côté de son vélo: « j’ai cassé mon vélo dans cette boue ! ». Effectivement, son guidon pend lamentablement vers l’avant, la tige cassée vraisemblablement. Pauvre Patricia ! Elle s’en souviendra de sa première VTT’O !
On découvre alors pourquoi Jean-Paul affichait, tout à l’heure,  un petit sourire en coin ! C’est qu’il savait ce qui nous attendait ! Les chemins annoncés comme de bonne « cyclabilité » s’avèrent être des rubans de boue glissants, avec des ornières creusées par les multiples passages ; les petits chemins annoncés comme de piètre « roulabilité »se montrent parfois plus propices à la progression. Mais, bon, faut pas en vouloir au traceur, c’est la faute à la pluie !
Il y a quelque chose de transgressif à faire cette course, avec ses portions de chemins-rivières dans lesquelles flottent de gros glaçons. Bon nombre de concurrents  (tout le monde n’est pas aussi fort que Jean-Nono !) doivent mettre pied à terre  et  traverser ces chemins inondés avec de l’eau glacée jusqu’aux genoux. Pas de doute qu’ils entendent, à leurs oreilles de grands enfants, leur mère les supplier de ne pas marcher dans l’eau froide : « Tu vas attraper la mort ! » Et eux de lui lancer fièrement après l’exploit : « Même pas froid ! » et de poursuivre légers jusqu’au prochain bourbier : l’eau, a tant soit peu lavé les vélos, les débarrassant des paquets de boue et de feuilles accumulés dans la chaîne et les mâchoires des freins.
L’arrivée est en vue, trois jeunes orienteurs nous attendent et nous proposent un petit en-cas, chacun commente son parcours, compare sa tenue maculée de terre avec celle de son voisin.
Merci, CapOnord,  pour ce sprint ! On ne l’oubliera pas de sitôt! Et merci pour votre accueil chaleureux !
Prochain rendez-vous les 7 et 8 février chez nos amis Anglais. Gageons qu’il n’y aura ni incident électrique dans le Tunnel, ni tempête (car la solution de repli, le ferry, tomberait alors à l’eau et il ne nous resterait plus qu’à traverser la manche à la nage !)
PS : on n’a pas croisé beaucoup de grenouilles ! On redemande une course au Puythouck  au printemps !
 
logo