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Régionale et Nationale Nord-Ouest, Le Trait (76) , 14-15 mars 2015

Écrit par Marie-Jeanne Gerbeaux. --> O² News

Le 24 mars, nous étions 24 Opaliens à partir en week-end en Normandie. Direction Le Trait en Seine Maritime.
Un peu de géographie et d’histoire…Le Trait (du latin trajectum=passage) est une commune du Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande. Située entre Rouen et le Havre, sur la rive droite du fleuve, elle compte un peu plus de 5000 Traitons. Elle a abrité, jusqu’en 1972, un important chantier naval. Elle a gardé de cette époque une architecture, « les maisons du chantier », un peu semblable à celle que nous pouvons trouver dans notre pays minier, « les corons », avec les  maisons des ouvriers, petites, jumelées avec des toits à deux pans, les maisons des contremaîtres, jumelées à toit à quatre pans et les maisons individuelles des ingénieurs. Le style anglo-normand, avec ses colombages remplace ici la brique. Et ces maisons ont  été construites à l’initiative de la Société des Chantiers du Trait comme nos corons ont été construits par les Charbonnages de France.
La forêt du Trait-Maulévrier où nous avions rendez-vous, surplombe la Seine qui déroule, sous nos yeux, son long ruban gris argenté. Elle borde, au sud, le Pays de Caux. Cette belle forêt de feuillus, essentiellement de hêtres et de chênes, présente un relief mouvementé. De beaux vallons couverts de fougères, rousses en ce début de printemps, entaillent le plateau.
Il fait bien frais quand nous arrivons ; le ciel gris se fait menaçant. Je mets mon maillot de club seul ou sur un sous-pull à manches longues ? C’est la question que chacun se pose. On y va. Jalonnant le chemin qui mène au départ, un jeu d’énigmes, pur normand. Les questions portent sur des personnalités, sportives pour la plupart , qui ont ou ont eu un lien avec la Normandie, Jacques Anquetil, Victor Hugo…Elles réveillent notre cerveau encore un peu assoupi après 5 heures de route. Ceux qui ont opté pour le maillot de club seul ont eu raison. Le soleil se montre et vient faire resplendir les troncs de hêtres couverts d’un beau lichen jaune orangé. La course est belle, bien tracée sur la carte du Carrefour des Ormeaux. Les coureurs d’O2 semblent satisfaits de leur régionale, à l’image de nos trois petites benjamines, Astrid, Lila et Zoé qui, toute souriantes, se racontent leur course sous un doux soleil printanier…Une bien belle image.
Après une bonne nuit passée à Rouen, nous voilà de retour, dimanche matin, à l’orée de la forêt. Il ne fait pas chaud, l’air est humide. Comme hier,  des questions, tout au long du chemin vers le départ viennent stimuler notre esprit (il fallait se souvenir de David Douillet, Hugues Duboscq...) Nous voilà prêts pour la longue distance. Les distances et dénivelés  sont impressionnants, jusqu’à 16,1km et 515m pour les H21, 10,6km et 335m pour Sébastien et les H20, 3,1km et 9Om pour nos deux petites D12 . Et gare au danger ! La course est tracée sur la carte de la Mare aux Loups !
Mais des loups, personne n’en a croisé, il n’y en a plus depuis bien longtemps.  Des lièvres malades non plus (la forêt de Maulévrier tirerait son nom du fait qu’elle aurait hébergé des lièvres malades) ! Par contre, certains de nos H40, H45 ont été attaqués par des faisans. «  C’était sûrement des faisans dorés, ils sont agressifs, il faut se méfier ! » explique Dominique (C’est qu’il en connaît un rayon, Dominique, en matière de faune sauvage !). Notre H65 a, lui, été frôlé dans le dos, par un chevreuil.  Que de péripéties ! Nos Hommes s’en sont tous sortis sains et saufs. Ouf ! il n’aurait plus manqué qu’ils se fassent poursuivre par un troupeau de « vaches rousses, blanches et noires »… « made in Normandie » !
Un grand merci à la Ligue de Normandie pour l’organisation parfaite de ce premier grand rendez-vous national de l’année.